Les médicaments GLP-1 traitent les maladies cardiaques, l'insuffisance rénale et les maladies du foie — la perte de poids n'était que le début

En mars 2024, l’essai FLOW — une étude dédiée aux résultats rénaux ayant inclus 3 533 patients atteints de diabète de type 2 et d’insuffisance rénale chronique — a été interrompu prématurément par son comité de surveillance indépendant, car le bénéfice du sémaglutide était si évident que poursuivre le bras placebo était considéré comme contraire à l’éthique. Les résultats publiés ont montré une réduction de 24 % du critère composite rénal (déclin soutenu de la fonction rénale, insuffisance rénale ou décès lié au rein) et une réduction de 29 % de l’insuffisance rénale spécifiquement.
Les résultats de FLOW sont particulièrement frappants car les précédents médicaments protecteurs du rein — principalement les inhibiteurs du SGLT2 comme l’empagliflozine — avaient atteint une réduction du risque d’environ 30 à 40 % dans des populations de patients similaires. L’opinion qui émerge chez les néphrologues est que les deux classes de médicaments pourraient être complémentaires plutôt que concurrentes, agissant sur différentes voies de la progression de la maladie rénale. Les inhibiteurs du SGLT2 réduisent principalement la pression intraglomérulaire par des effets hémodynamiques ; les agonistes du GLP-1 semblent réduire l’inflammation et le stress oxydatif dans les cellules tubulaires. Une méta-analyse de 2024 publiée dans JAMA Internal Medicine, portant sur 13 essais, a révélé que les agonistes du GLP-1 réduisaient l’albuminurie — un marqueur précoce de lésion rénale — d’environ 17 % en moyenne.