Test de static fire catastrophique : la fusée New Glenn de Blue Origin détruit son propre pas de tir

Une explosion cataclysmique a dévasté le Complexe de Lancement 36 de la base de Cape Canaveral tard le 28 mai 2026, alors que la fusée New Glenn de Blue Origin a détoné pendant un test de static fire préalable au vol. L'explosion, qui a illuminé la côte de la Floride vers 21 h EDT, a réduit en miettes le premier étage du lanceur — baptisé « No, It's Necessary » — ainsi que le portique-érecteur et au moins une tour de protection contre la foudre du pas de tir. Remarquablement, aucun personnel n'a été blessé. Cet incident constitue le troisième échec majeur de Blue Origin en seulement six semaines.
Ce que les caméras ont montré
Des vidéos de témoins et des flux de webcams de la Space Coast ont capté le moment où les sept moteurs BE-4 au méthane du premier étage de New Glenn ont allumé vers 21 h, heure locale. En quelques secondes, ce qui devait être un static fire contrôlé s'est transformé en un brasier incontrôlable. Une boule de feu orange et rouge s'est élevée à des centaines de mètres dans le ciel nocturne.
Alors que les flammes se sont apaisées, le portique-érecteur s'était effondré, et au moins une des tours de protection contre la foudre avait disparu. Le booster du premier étage était une perte totale. Le Complexe de Lancement 36 n'était plus qu'un champ de débris.
Trois échecs en six semaines
Le désastre du 28 mai ne s'est pas produit de manière isolée. Il s'agit du troisième revers consécutif majeur du programme de lanceur lourd de Blue Origin.
Le 19 avril 2026, la mission NG-3 a subi une anomalie en vol peu après le lancement due à une fuite de propergol cryogénique. La FAA a cloué New Glenn au sol jusqu'à la fin de l'enquête.
La FAA a délivré une autorisation de retour en vol le 22 mai 2026 — exactement six jours avant l'explosion du 28 mai.
Le test de static fire ne relevait pas du champ des activités de lancement sous licence de la FAA. L'investigation sera menée par Blue Origin en coordination avec la U.S. Space Force et d'autres agences fédérales.
Project Kuiper : un répit, mais du temps perdu
La mission NG-4 devait emporter 48 à 49 satellites pour la constellation Project Kuiper d'Amazon. Les satellites Kuiper n'étaient pas à bord de la fusée au moment de l'explosion — ils n'ont pas été perdus.
Mais l'impact sur le calendrier est sévère. Amazon a contracté Blue Origin pour 12 lancements New Glenn, avec des options pour jusqu'à 15 vols supplémentaires. Avec LC-36 détruit et New Glenn cloué au sol indéfiniment, ces lancements sont en péril.
Le problème du pas de tir
Les observateurs du secteur ont noté que perdre la fusée est à bien des égards le moindre des problèmes. Les fusées peuvent être construites en quelques mois. Les pas de tir prennent des années.
LC-36 avait été largement reconstruit par Blue Origin à un coût énorme. Les estimations suggèrent que la reconstruction d'un pas de tir prend généralement au moins six à douze mois.
Ce qu'ont dit Blue Origin et Bezos
Blue Origin a confirmé l'explosion en soulignant que personne n'avait été blessé. Jeff Bezos a indiqué que l'entreprise « reconstruira tout ce qui doit être reconstruit et reprendra les vols ».
Quelle est la suite ?
La priorité immédiate est une enquête approfondie sur les causes racines de la défaillance du static fire. Blue Origin, la U.S. Space Force et les agences fédérales compétentes mèneront conjointement l'enquête.
La NASA suit également de près. L'administrateur Jared Isaacman a noté que l'enquête devra évaluer les impacts potentiels sur le programme Artemis.
Trois échecs majeurs en six semaines, culminant avec la destruction physique du pas de tir principal, représentent un défi d'une ampleur différente pour Blue Origin.
Originally reported by Spaceflight Now. Read the original article for additional details.
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